Huiles Essentielles


Aromathérapie Phyto-énergétique Olfactothérapie (Elske Miles)

Huiles Essentielles

A la suite d’un soin de réflexologie ou de shiatsu je peux être amenée, si le contexte le nécessite, à utiliser et/ou à conseiller l’application cutanée ou la prise par voie orale d’huiles essentielles.

Selon le type de problématique (somatique, énergétique ou psycho-émotionnelle), les huiles essentielles seront utilisées de différentes manières : aromathérapie « classique », phyto-énergétique ou olfactothérapie

Avant-propos

 

 Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

Une huile essentielle est un mélange complexe de molécules aromatiques  extrait à partir d’une plante aromatique par distillation à la vapeur d’eau.

 

Il existe plusieurs méthodes d’extraction de molécules aromatiques : la distillation à la vapeur d’eau, l’expression simple,  la macération, l’enfleurage, etc. Seule la distillation à la vapeur d’eau d’une plante aromatique permet d’obtenir une huile essentielle ; les autres procédés permettent la production d’essence, de macérât, d’absolue, etc.

 

La distillation est un procédé de transformation et d’extraction véritablement « alchimique ». En effet, à la différence des autres techniques d’extraction des molécules aromatiques, la distillation à la vapeur d’eau provoque une modification de la structure biochimique de la plante aromatique.

 

Les huiles essentielles sont des produits extrêmement concentrés (pour obtenir 1 kg d’huile essentielle de Néroli, il faut distiller une tonne de fleurs d’oranger), de véritables quintessences de la nature. Lorsque celles-ci sont obtenues par distillation sous basse pression, et intégrales, elles sont pratiquement impérissables.

Existe-t-il des contre-indications à l’utilisation des huiles essentielles et/ou des précautions d’emplois ?

Bien que souvent citée parmi les « médecines douces », l’aromathérapie utilise un « concentré » de molécules, certes naturelles, mais biologiquement très actives, ce qui requiert de la part du praticien en aromathérapie, une bonne connaissance des substances aromatiques qui constituent la base des remèdes.

 

Il n’existe pas de contre-indication générale à l’usage des huiles essentielle. En effet chaque huile essentielle contient un mélange complexe de substances aromatiques qui lui est propre et qui aura de ce fait une action spécifique sur telle ou telle fonction biologique, tel ou tel organe, telle ou telle glande endocrine, tel ou tel état psychique ou émotionnel. De même, chaque huile essentielle possède sa propre fréquence vibratoire qui lui conférera une action spécifique sur un méridien énergétique ou un point d’acupuncture particulier.

Même si les huiles essentielles ne sont pas contre-indiquées de manière globale à un groupe d’individus en particulier, il est bon de savoir que les femmes enceintes, les femmes allaitantes, les enfants en bas-âge (< 7 ans), les personnes atteintes de cancer, les personnes épileptiques et les individus asthmatiques doivent être vigilants. Pour ces catégories de personnes, certaines huiles essentielles sont formellement contre-indiquées.

 

Par ailleurs, certaines HE sont irritantes pour la peau voire dermocaustiques, ou bien encore photosensibilisantes et nécessitent de ce fait une très grande précaution d’emploi.

Quels sont les critères de choix d’une huile essentielle (HE)?

Pour utiliser une huile essentielle dans un but thérapeutique, il est indispensable de s’assurer  qu’elle présente les critères de qualité suivants : l’HE doit être 100% pure (exempte d’HE proches), 100% naturelle (non dénaturée, sans molécules de synthèse), 100% intégrale et chémotypée*.

 

Pour être de qualité thérapeutique, les huiles essentielles doivent donc être obtenues avec des plantes aromatiques sauvages ou des plantes issues de l’agriculture biologique distillées à la vapeur d’eau, sous basse pression, pendant une durée prolongée permettant de recueillir l’ensemble des fractions aromatiques de « tête » et de « queue ». Les HE utilisées dans l’industrie cosmétique ne contiennent pas les précieuses molécules indispensables pour leurs propriétés thérapeutiques, et ne peuvent donc pas être utlisées dans un but thérapeutique.

 

*le chémotype signifie que l’identité biochimique de la sous-espèce et des différentes variétés de la plante aromatique sont connues.


Aromathérapie 

Qu’est-ce que l’aromathérapie ?

L’aromathérapie est l’utilisation des huiles essentielles à des fins thérapeutiques.

Il s’agit d’une thérapeutique naturelle de très grande qualité et efficacité et qui complète très bien toutes les autres approches alternatives (telles que le shiatsu et la réflexologie) ou allopathiques

Qu’elles sont les voies d’utilisation des HE en aromathérapie?

Différentes voies d’utilisation sont possibles :     

  • L’inhalation, particulièrement intéressante pour bénéficier des propriétés antiseptiques des essences d’agrumes sans avoir recours à une application cutanée de ces essences photosensibilisantes.
  • La voie cutanée (voie d’utilisation la plus courante). Les HE pénètrent aisément les différentes couches de la peau et se retrouvent ainsi plus ou moins rapidement dans la circulation sanguine. Selon l’effet escompté, le niveau d’action souhaité et les caractéristiques propre à chaque HE, celles-ci pourront être utilisées plus ou moins diluées dans une huile végétale, ou à l’état pur.
  • La voie locale. Certaines HE – à condition qu’elles soient bien tolérées par les muqueuses – se prennent directement dans la bouche.
  • La voie interne. Les HE prises par voie interne doivent toujours être diluées dans un corps gras (car elles ne sont pas miscibles à l’eau) telle qu’une huile végétale alimentaire, du miel, ou être mise sur un comprimé neutre. Pour éviter le goût très fort des HE dans la bouche, minimiser les risques de surdosage et d’intolérance gastrique, il est plus commode d’utiliser des oléocapsules. Si cette voie d’administration peut être très intéressante pour une action sur la sphère digestive ou systémique, elle n’en demeure pas moins risquée (selon les HE utilisées), chez la femme enceinte ou allaitante, les nourrissons et les personnes présentant un ulcère à l’estomac. 

Phyto-énergétique 

Qu’est-ce que la phyto-énergétique ?

La phyto-énergétique est un néologisme créé par Michel Odoul. Il s’agit d’un concept novateur né en 2000 de la rencontre entre la connaissance de l’aromathérapie occidentale, apportée par Elske Miles, et la connaissance de l’énergétique orientale, apportée par Michel Odoul.

 

La phyto-énergétique consiste en l’application d’HE spécifiques ou de synergies d’HE, diluées dans une huile végétale, sur des zones particulières du corps en lien avec les méridiens énergétiques définis par la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Chaque HE a une puissante vibration électromagnétique qui lui est propre et donc une énergie propre. Appliquer une HE ou une synergie d’HE diluées, sur des zones précises des extrémités du corps, revient donc à se servir de ces substances naturelles et vibratoires comme de véritables aiguilles d’acupuncture.

 

La phyto-énergétique permet de rétablir un équilibre énergétique dans l’organisme, et de ce fait, elle s’inscrit parfaitement dans une démarche thérapeutique de prévention et d’harmonisation.

 

Il s’agit d’une thérapeutique de « terrain » par excellence. 

Ses origines 

Pour élaborer les principes de base de la phyto-énergétique, Michel Odoul et Elske Miles se sont appuyés sur les recherches du Docteur Valnet qui a basé sa médecine de terrain sur les travaux de Louis Claude Vincent, lui-même créateur du bioélectronigramme (méthode permettant d’analyser le terrain biologique de tout individu), ainsi que sur les travaux du biochimiste Pierre Franchomme, qui a su positionner les molécules aromatiques sur ce bioélectronigramme.

Quelles sont les voies d’administration pour l’utilisation des HE en phyto-énergétique ?

L’utilisation du pouvoir vibratoire des huiles essentielles dans le but de rééquilibrer un méridien énergétique n’est possible qu’à travers l’utilisation des HE par voie cutanée.


Olfactothérapie 

Qu’est-ce que l’olfactothérapie ?

Il s’agit d’un art thérapeutique. L’olfactothérapie vise à harmoniser les « humeurs » d’une personne en lui faisant sentir différents parfums naturels appartenant au règne végétal (pour ma part j’utilise des huiles essentielles, des absolus et des essences).

 

Ce travail subtil de rééquilibrage de l’état d’âme, de la perception du monde, de l’esprit et des tendances comportementales chez l’individu peut être comparé à l’art d’accorder un instrument de musique : rien n’est ni enlevé ni ajouté à l’instrument et pourtant l’accordage s’entend aux sons produits par l’instrument !

Comment cela fonctionne ?

Lorsque je fais sentir à une personne différentes substances naturelles odorantes issues du règne végétal, les molécules aromatiques entrent en contact avec les récepteurs nerveux situés dans la muqueuse nasale. Cela a pour effet de déclencher une impulsion nerveuse qui ira rejoindre le bulbe olfactif. Ce dernier va aller transmettre le message sensoriel d’une part au cerveau limbique qui comprend notamment l’hypothalamus, le thalamus, l’hippocampe et d’autre part au néocortex.

 

Le cerveau limbique gère le monde intérieur : les comportements instinctifs, les émotions, les mémoires et les motivations d’un individu.

 

  • L’hypothalamus est une structure neuro-endocrine c'est-à-dire constitué de cellules nerveuses sécrétant des hormones ayant pour cible l’hypophyse (véritable « chef d’orchestre » des glandes endocrines). De ce fait il a un lien avec le système nerveux et le système endocrinien. L’hypothalamus est le siège des fonctions non conscientes, involontaires et gère les comportements élémentaires : alimentaire, sexuel, défensif.
  • Le thalamus est responsable de la perception consciente des stimuli.
  • L’hippocampe permet la mémorisation des événements.
  • Le néocortex gère les fonctions cognitives dites supérieures comme la conscience, le langage, les perceptions sensorielles telles que l’odorat,  le processus de mémorisation, les commandes motrices volontaires permettant des réactions suite aux perceptions.

 

En passant par le nez, les substances odorantes vont donc aller agir sur le système nerveux et le système endocrinien qui sont les deux systèmes majeurs de régulation de l’humeur de la personne mais aussi de régulation des systèmes respiratoire, digestif, etc.

 

Ainsi ce réseau de communication très complexe entre les différentes aires du cerveau olfactif et ces différents centres du système nerveux nous permet de comprendre la puissante action des odeurs sur nos émotions, notre état d’humeur, notre mental, et notre bien-être physique.

L’olfactothérapie s’avère être un outil hors pair pour faire baisser la pression et le stress qui on le sait sont à l’origine d’environ 70% des troubles de la santé dans nos sociétés modernes. 

Quelles sont les voies d’administration pour l’utilisation des HE en olfactothérapie ?

Dans l’absolu, l’olfactothérapie cherche à rétablir l’équilibre psychique d’un individu par l’unique biais de l’information olfactive. Dans la pratique, il est rare de travailler uniquement avec le parfum des essences naturelles choisies, sans les appliquer sur la peau à des endroits spécifiques du corps.